Leïla Huissoud - AUGUSTE

16 octobre 2018

Sortie le 9 novembre. En concert à Paris le 7 février 2019 au Hasard Ludique (Paris 18ème).

Et en tournée dans toute la France.

On dit la chanson française passée de mode ? Pourtant celles de Leïla Huissoud font des millions de vues sur Youtube. Habitée par sa gouaille et portée par une voix qui la place parmi les héritières vocales d’Edith Piaf, elle enthousiasme un public nombreux, sensible à ses textes inspirés et attaché à sa forte personnalité. Fragilité et innocence : c’est autour de ces deux grandes lignes que se sont dessinés les contours de Leïla Huissoud aux yeux du public. Une image acquise à travers ‘‘L’Ombre’’ , son premier album enregistré live en configuration piano, guitare et voix, et confirmée ensuite durant la tournée qui a suivi. Une image complétée par celle d’un personnage scénique qu’elle avait fini par créer à ses dépens, mélange de drôlerie, d’attitudes naturelles et de spontanéité quand elle interagit avec son public. Embrassant cette deuxième facette mais désireuse de se détacher de la première, lui est alors venue l’idée de grossir ce trait comique qu’on lui prête. De se reconnecter avec ses années passées en école de cirque, de renouer avec l’Auguste, ce contrepoint du clown blanc.

Et de lui donner le titre de son nouvel album. Pas de nez rouge, maquillage ou costumes colorés, mais l’envie de porter les douze chansons d’Auguste vers plus de gaieté. Composées parfois sur la route, c’est avec Simon Mary que Leïla en a affiné les arrangements, s’offrant pour les réaliser les services d’une dizaine de musiciens. Les convoquant en nombre pour accompagner son enthousiasme, ne s’appuyant que sur un ou deux pour assurer les arrières de ses histoires à écouter, restant en tête à tête pour les titres plus intimistes et sensibles : cordes, cuivres, contrebasse et xylophone ont été invités à rejoindre le piano sur la piste. La guitare laissée à des mains plus expertes que les siennes, Leïla a aussi permis au jazz manouche de se faire une place dans ses nouvelles chansons enregistrées avec le moins de prises possibles et tous ensemble pour garder l’intention de départ. Mais aussi, et surtout, ces imperfections, ces petites aspérités qui donnent à la musique toute sa vie et sa chaleur. Des chansons où les états d’âme personnels se sont effacés au profit d’histoires sentimentales. De personnages attachants ou détestables. Où le drôle s’accommode du cruel, l’émouvant du sarcastique. Où l’écriture à la première personne autorise un meilleur brouillage entre le personnel et l’inventé.

Sur le même sujet